Johanesa Niandonirina

Chercheuse, activiste

Traductrice - interprète et formatrice à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines à l’Université d’Antananarivo, Johanesa Niandonirina est particulièrement sensible à toutes formes d’injustices.

Elle a commencé à s’engager dans la promotion des droits Humains (ceux de la femme en particulier), en 2008, l’année où elle a soutenu sa maîtrise en traduction dans laquelle elle a traité de la violence conjugale. Deux ans plus tard, elle a participé à la traduction de la version malgache d’un manuel de Gender Links grâce auquel elle a pu voir à quel point certaines jeunes filles et jeunes femmes étaient victimes de plusieurs formes d’oppression et de violences et ne pouvaient jouir pleinement de leurs droits.

C’est ce projet qui l’a poussée à s’engager encore plus haut dans ce combat qu’elle mène plutôt pour les autres que pour elle-même et plus elle avance, plus elle découvre d’autres cas et d’autres solutions d’”issues”. En 2012, 2013 et 2014, elle a participé au Sommet National du Genre en tant que Jury et n’a eu de cesse de féliciter les efforts déployés par les activistes malgaches. 

Au cours de l’année 2012, suite à un atelier organisé par l’Eisa Madagascar, 30 étudiants et 4 enseignants issus de 5 universités publiques de Madagagascar (Tuléar, Fianarantsoa, Antananarivo, Tamatave et Diégo) décident de s’associer pour fonder : l’AUProG (Association des Universitaires pour la Promotion du Genre). Ils ont été rejoins un an plus tard par Majunga.

Après 3 ans d’existence, l’association ambitionne d’apporter de l’innovation dans la promotion de l’égalité de genre. En effet, on ne cesse de parler de violences envers les femmes, mais quid des auteurs de ces violences? N’ont-ils pas eux aussi besoin d’assistance, mais surtout qu’est-ce qui a fait d’eux des personnes violentes?

Johanesa prépare actuellement une thèse sur la reconceptualisation de la terminologie du genre afin d’apporter une nouvelle approche des acteurs pour que le sujet ne soit ni une frustration, ni une menace pour certaines personnes. Tout ça pour que tout le monde comprenne que l’approche du genre n’est pas un combat engagé par les femmes contre des hommes mais plutôt que “l’homme et la femme se tiennent la main pour construire ensemble un meilleur avenir dans l’amour et la paix.”

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